L'Empire Disney - Chapitre Deux (B)

Publié le par Captain'

 

 …au service de la puissance américaine…

 

            Le complexe Disneyland Paris est le symbole d’un autre caractère de la mondialisation : la domination culturelle des Etats-Unis. A travers cette partie, nous nous intéresserons donc aux éléments repris de la culture américaine présents dans le  parc.


Le premier Disneyland de Californie, construit en 1955, témoigne de la volonté de Walt Disney d’influencer le monde. Comme la plaque d’inauguration du 17 juillet le précise : « Disneyland est dédié aux idéaux, aux rêves et aux épreuves qui ont créé l’Amérique, avec l’espoir qu’il sera source de joie et d’inspiration pour le monde entier ». Le rôle que s’accorde Walt Disney dans ce discours est conséquent : diffuser la culture américaine.

            Disneyland Paris est une réalisation urbanistique à part entière. Le parc reprend des principes de bases entre l’aménagement des bâtiments, des voiries, moyens de transport (le train entourant le parc), et l’application de l’harmonie généralisée. http://land.allears.net/blogs/jackspence/DLP%20Main%20Street%2031.jpgLa présence de bâtiments repères et significatifs comme le château ou les montagnes russes renforce le principe urbain. Mais dans sa division en quartiers particuliers, Disney amène une ville à l’intérieur de la ville. Il s’agit de Main Street USA, voie principale du parc et inspiré d’une rue américaine du début du XXème siècle. Disney voulait avec ce secteur du parc recréer sa ville d’enfance. On y retrouve d’ailleurs une certaine nostalgie pour les métiers anciens, et modes de vie. L’architecture repose, elle, sur le charme de l'époque teintée d'éléments victoriens ; type d’architecture considéré comme le premier style national américain. Les ingénieurs de Disney firent de Main Street la représentation du dynamisme américain des années 1920, avec l'apparition de l'électricité, les premiers véhicules à vapeur. Ainsi, Disneyland Paris est la représentation directe d’un art de vivre et d’une certaine forme d’architecture des Etats-Unis.


            http://bp0.blogger.com/_OO7WbmARD08/SHs-x4PUoeI/AAAAAAAAHdM/BK8mnI5f61M/s400/Big+Thunder+Mountain+.jpgCependant, le parc diffuse aussi une caractéristique américaine moins architecturale qu’historique. Il s’agit du secteur « Frontierland », reprenant le mythe fondateur des Etats-Unis, à savoir l’épopée du Far West et de la Ruée vers l’or. Cependant, il ne s’agit pas là d’une représentation historique, mais d’une version idéalisée, digne des grands Western de John Ford et Sergio Leone. Ce secteur multiplie clichés et mélanges de lieux mythiques, comme en témoigne le voisinage du fort en bois anglo-saxon, avec les tipis, la ferme, ou encore la mine.Frontierland cristallise donc les images, les sons et les impressions que nous croyons nous faire du Far West et les regroupe en un seul lieu, en compressant au passage plusieurs époques, et plusieurs points géographiques (le Mississippi, le Bryce Canyon,…). De plus, chaque lieu est doté d’une histoire particulière, l’ensemble se croise, renforçant l’impression d’un vécu. La diffusion de la culture américaine passe donc par la reprise de son histoire, cependant aménagée avec les influences hollywoodiennes.

 

Suite

Publié dans Dossiers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article