Disjoncté : "Je vous conseille de mettre un maillot de bain car bientôt vous allez pouvoir surfez sur les chaînes"

Publié le par Stone



Salit Salut !


"Le film de la cave": la toute première critique de Stone.


                                               





Fiche Technique :

Titre Originale :   The Cable Guy

Réalisateur :   Ben Stiller

Date de Sortie :   13 Novembre 1996

Durée :   1h30min

Acteurs :   Jim Carrey, Matthew Broderick, Diane Baker



Scénario :


Le jour de son emménagement, Steven Kovacs (Matthew Broderick) doit faire appel au "gars du câble" pour lui installer sa transmission. Le tout nouveau "célibataire" suit alors les conseils de son ami (Jack Black) afin d'accéder aux chaînes cryptées pour quelques dollars. Chip Douglas (Jim Carrey) offre l'installation à Steven, le considérant à présent comme un "client privilégié". Le nouveau locataire ne s'attend alors pas à ce que la foudre s'abatte sur lui...



L'avis de Stone :



Film extraordinairement loufoque de 1996, il faut le rappeler, "Disjoncté" nous fait rire dès les premières minutes (gage de bonne comédie en général). Bien évidemment, cet ovni ne serait rien sans le génialissime Jim Carrey, et ses clowneries, qui tient littéralement entre ses mains ce film réalisé par, le désormais célèbre, Ben Stiller. Lorsque deux disjonctés se croisent (ici Carrey et Stiller) il faut évidemment s'attendre à un film littéralement "Disjoncté".

Jeudi soir, après Futurama et avant mon traditionnel "Doctor Who", mes yeux s'attardent comme à l'habitude sur le sourire caractéristique de cet acteur hors du commun, "tiens, c'est Jim Carrey !". Je regarde le titre du film:  "Disjoncté". Cela ne me dit alors que très peu de choses, je l'enregistre donc pour le regarder le week-end ( et bien oui, j'ai ENCORE un magnétoscope ! ).

J'arrive donc samedi soir. Après deux minutes de film, un fou rire me prend, un fou rire inexpliqué et encore inexplicable. Peut-être simplement ce fou de Jim Carrey (non, je ne suis pas gay). Ce dernier est au début de sa longue carrière commencée avec l'inoubliable "Ace Ventura". Caractérisé par ses nombreuses grimaces et son surjeu singulier, il peut - je le conçois - en ennerver plus d'un.

En effet, c'est tout au long des 1h35min de film (mis à part la fin - et encore), que les muscles de son visage se contractent et se décontractent à chaque seconde. L'acteur est vraiment au sommet de sa forme pour ce qui de la bouffonerie en tout genre.
En revanche, et je vais l'admettre, son jeu d'acteur lors de scènes dites à "émotions" était assez risible à cette époque... ultra-caricaturé, cela peut malgré tout donner un certain charme à son interprétation.

Outre un Jim Carrey du "tonnerre" (on y va sur les jeux de mots dans cette critique), le scénario ( et oui ! ), bien que très limité en terme de contenu, est quelque peu inédit en ce qui concerne l'intrigue. Ce fut effectivement un des premiers films à mettre en scène ce fameux pitch: "l'ami" incrusté qui ne veut pas déguerpir, prêt à tout pour faire parti de la vie morose du héros allant jusqu'à l'envoyer en prison, jouer les maitres chanteurs, s'approprier ses amis, sa famille et... mais attendez.
Qui est là pour interpréter cet ami psychopathe ?
Qui est là pour rendre adaptable un scénario qui pourrait devenir lassant au bout de 45 min:
Jim Carrey bien sûr !

Et oui, je sais: je me répète surement mais ce film repose bel et bien sur ce personnage, et donc cet acteur. Mais l'on se tromperait fortement si l'on croyait que TOUT tournait autour de lui. En effet, le personnage de Steven Kovacs - interprété avec simplicité et justesse par Matthew Broderick - qui subit les foudres (encore un) de ce réparateur de câble, éclaire (moyen celui-là...) un film qui pourrait rapidement devenir répétitif.. mais qui, au final, ne l'est absolument pas. En tout cas, tous les acteurs jouent convenablement (peut-être pas Owen Wilson qui ne fait que "(tré)passer", ou Ben Stiller vu uniquement en accusé à la TV) et interprètent de façon enjouée, et à l'unisson ce "Disjoncté" qui ne manque pas de vivacité. Voilà donc un métrage où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde, un film dont la démesure devient rapidement "normale".

 A noter également, un bon nombre de scènes cultes (et psychédéliques comme je les aime ): le karaoké hypnotique (chanté avec brio par Carrey) ou le cauchemar de Steven complètement fou pour ne citer que ces passages. Il serait bien entendu malheureux pour moi de trop vous en dévoiler.

En bref, votre serviteur aime les films délirant qui mettent de bonne humeur, uniquement conçus pour faire passer un (bon) moment de franche rigolade à celui qui le regardera.
"Disjoncté" fait définitivement parti de ces films là.


En tout cas, moi, j'adore ! Un film complètement "disjoncté" (le titre n'est pas usurpé).



Un petit clin d'oeil perso: deux acteurs grandioses réunis dans un même film, deux acteurs complètement l'opposé l'un de l'autre qui ne seront jamais (quoique ?) à l'affiche d'un même film. Je veux bien sûr parler de Jim Carrey... mais aussi de Clint Eastwood: en fait, "the cable guy" visionne un film de clint lors d'une certaine scène. Allez rien que pour ça, avouez qu'il faut regarder "Disjoncté" (si vous avez la chance de le trouver ou tomber dessus).


Note: 17 / 20




Fiche Pratique


Style Comédie, Buddy movie, Sketch de Jim Carrey
Citation caractèristique "Je vous conseille de mettre un maillot de bain car bientôt, vous allez pouvoir surfez sur les chaînes"
Du même genre Beaucoup trop de films soit disant "comiques"
Particulièrement conseillé pour  Les fans de l'ancien jeu de Jim Carrey, de l'humour particulier de Ben Stiller, les psychopathes lourdingues, les solitaires
Particulièrement déconseillé pour Les ciniques insensibles à ce type d'humour, les gars du câble, Bernard-Henry Lévi, le patron de TF1
A voir Si vous le pouvez, car ce film n'a (malheureusement) pas marqué l'histoire du cinéma.
 

Publié dans Comédie

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